Nicom

Bio

J'ai une vie de merde, je ne vois pas ce qu’il y a à raconter sur moi !"... C'est ainsi que Nicom réagit lorsqu'on lui demande de se résumer en quelques mots. Bon, et bien, ne nous contentons pas de cela.

Enfance heureuse en Normandie, scolarité brillante qui le mènera à étudier l’informatique, le marketing et la communication, premier job au service recherche et développement d'une célèbre marque d'optique. Une vie tracée de cadre supérieur, bien dans ses baskets. Un scénario tout écrit et que beaucoup jalouserait. Pourtant Nicom a choisi une autre voie, celle de la vie d'artiste.
Son premier public, qui le poussera à persévérer, c'est un voisin. Un voisin qui sonne à sa porte un soir où, comme beaucoup d'autres, Nicom joue seul de la guitare dans son appartement. Loin d'être en colère, il lui demande s'il peut entrer afin de mieux l'écouter. Etrange sensation pour Nicom le solitaire que de se retrouver ainsi face à un public improvisé.

Pourtant Nicom n'est pas un débutant en la matière. A l'âge de 12 ans, alors que ses camarades rivalisent d'adresse aux jeux vidéo, Nicom préfère la nature, la musique, la magie des mots... De courts textes rédigés sans but précis, mais bien avec le désir de s'exprimer. Quelques années plus tard, il découvre la guitare, qu'il apprend seul. La discothèque familiale renferme quelques pépites qu'il prend un malin plaisir à décortiquer et reproduire. D'abord les incontournables Dire Straits et Led Zep, plus tard, le plus complexe Stevie Ray Vaughan... Une révélation pour Nicom. Un groove, une façon inimitable de toucher la guitare, une voix blues transperçante.

Ses débuts en studio, Nicom les fait en tant que musicien. Il joue des guitares sur des instrus hip-hop, rejoint ponctuellement les groupes qui ont besoin d'un guitariste capable de tout interpréter et de s'adapter. Lors d'une de ces sessions, il rencontre Enock, kanak aux longues dreads qui deviendra son prof, puis son ami, et finalement son musicien sur disque et sur scène.
La première fois que Nicom s'essaie au chant en public, c'est face à sa meilleure amie, toutes lumières éteintes, pour cacher sa gêne. Depuis, Nicom a fait du chemin. Ses premières maquettes lui permettent de mobiliser les internautes de MyMajorCompany et il entre vite en studio, cette fois-ci pour réaliser ses propres chansons.

Il décrit cet album comme « une grande famille de onze enfants, faits à différents moments de ma vie ». Chacun avec des traits de personnalité très différents : un peu de pop, un peu de rock, un peu de nostalgie, un peu de rire. Un album autobiographique. Des thèmes qui travaillent le jeune auteur-compositeur-interprète : la peur du temps qui passe, l’amour, l’amitié, la haine, l’envie d’évasion… Chaque titre a été réfléchi comme un album à lui tout seul, et c’est ce qui fait la force et la singularité de ce premier disque : chaque morceau a une identité particulière. Résulte de cet album une note radicalement positive, à contre-courant de la pensée commune du moment qui consiste à voir tout en noir et du spleen qui depuis toujours nourrit les artistes. Nicom, lui, prend les choses comme elles viennent, n'en garde que le meilleur, et laisse aux autres ces vies qui ne seront jamais heureuses.

Nicom n'a pas une vie de merde, au contraire. Il a la plus belle des vies, celle qui consiste à faire ce que l'on aime, le sourire jusqu'aux oreilles.

Son album

En plein vol
En plein vol
10/02/2014